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Contrat de conciergerie : les clauses à vérifier avant de signer

Mandat ou prestation de services, durée et sortie, reversements, dégâts, périodes réservées : les sept points qui font la différence le jour où ça se passe mal.

Mis à jour le 11 septembre 2026

Stylo posé sur une pile de documents près de lunettes et d'un café, lumière douce de fenêtre

Un contrat de conciergerie se lit rarement en détail : la relation démarre bien, les chiffres sont convaincants, et le document part au classement. Les sept clauses qui suivent sont celles dont on découvre l'existence le jour où quelque chose se passe mal.

1. La nature du contrat

Deux formes coexistent. Le contrat de prestation de services, où le prestataire agit pour votre compte sans vous représenter juridiquement. Et le mandat de gestion, où il vous représente, notamment pour signer les contrats de location avec les voyageurs.

Le mandat de gestion relève d'un cadre réglementé, qui suppose une carte professionnelle et une garantie financière. Une conciergerie qui encaisse pour votre compte et signe les locations en votre nom exerce une activité encadrée : vérifiez qu'elle en a le droit.

2. La durée et les conditions de sortie

Regardez trois éléments : la durée initiale, la tacite reconduction, et le préavis. Un engagement de douze mois reconduit automatiquement avec trois mois de préavis vous immobilise en réalité quinze mois.

Vérifiez aussi ce qu'il advient des réservations déjà encaissées si vous partez : qui gère les séjours à venir, et qui perçoit quoi. Cette clause est souvent absente, et c'est précisément là que naissent les litiges de fin de contrat.

3. Le calendrier et la base des reversements

À quelle date êtes-vous payé, pour quelle période, et sur quelle base. Un reversement mensuel calculé sur les séjours terminés dans le mois est la formule la plus lisible.

Demandez à voir un relevé mensuel type avant de signer. C'est le meilleur test de transparence qui existe : un prestataire qui ne peut pas vous en montrer un, anonymisé, n'en produit probablement pas de détaillé.

Avant de discuter contrat, assurez-vous que le projet en vaut la peine : estimez les revenus de votre bien.

4. La gestion des dégâts

Quatre questions à faire écrire noir sur blanc. Qui constate et dans quel délai après le départ ? Qui déclare auprès de la plateforme, sachant que les délais sont courts ? Qui avance les frais de remise en état ? Et à partir de quel montant votre accord est-il requis ?

Ce dernier point évite les deux extrêmes désagréables : le prestataire qui vous appelle pour un verre cassé, et celui qui engage seul une réparation à quatre chiffres.

5. Vos périodes réservées

Vous devez pouvoir bloquer votre logement pour votre usage personnel. Le contrat doit préciser avec quel préavis, et si une limite existe. C'est un point essentiel pour une résidence secondaire, et davantage encore si vous louez votre résidence principale pendant vos vacances.

Vérifiez également si le ménage de vos propres séjours est facturé, et à quel tarif.

6. Les décisions de prix

Qui fixe les tarifs, et disposez-vous d'un droit de regard ? La bonne formule associe une liberté d'ajustement quotidien pour le prestataire, qui est la condition de l'efficacité, et un plancher tarifaire convenu avec vous en dessous duquel il ne descend pas.

Sans ce plancher, vous pouvez découvrir des nuits vendues très bas en fin de saison pour remplir un calendrier. Avec un plancher trop haut, vous vous privez de réservations de dernière minute. C'est une conversation à avoir, pas une case à cocher.

7. Les obligations administratives

Le contrat doit dire qui se charge de la déclaration en mairie, du numéro d'enregistrement, de la collecte et du reversement de la taxe de séjour. Attention : même déléguées, ces obligations restent juridiquement les vôtres. Vous voulez donc que ce soit fait, et écrit.

Notre guide de la réglementation détaille ce que recouvrent ces obligations selon les communes.

Vous avez un contrat en main et vous voulez un avis avant de signer ? Envoyez-le à Camille sur WhatsApp, même s'il vient d'un confrère.

En résumé

  • Vérifiez la nature du contrat : un mandat de gestion relève d'une activité réglementée.
  • Durée, tacite reconduction et préavis se lisent ensemble : trois mois de préavis sur douze mois engagent quinze mois.
  • Demandez un relevé mensuel type avant de signer, c'est le meilleur test de transparence.
  • Faites écrire le seuil au-delà duquel votre accord est requis pour une réparation.

Cet article décrit des points de vigilance courants au mois d'août 2026 et ne constitue pas un conseil juridique. Faites relire un contrat par un professionnel si son montant ou sa durée le justifient.

Combien votre bien peut-il rapporter ?

Deux façons d'avancer : obtenez le chiffre en trente secondes, ou posez directement votre question à Camille, qui suit les propriétaires.